Le startupper chinois a séduit les grands magasins

Le startupper chinois a séduit les grands magasins

2018-08-21
Les Echos

Yangke Sun, le startupper qui a séduit Printemps et Galeries Lafayette. Après des études d’ingénieur à Telecom Bretagne, l’entrepreneur a créée depuis Paris une application servant de guide d’achat à la communauté chinoise de France. Le 1er octobre, c’est la fête nationale chinoise. Pour Yangke Sun, un entrepreneur chinois de 27 ans qui a fondé l’an passé eCentime, un guide d’achat en ligne pour la communauté chinoise de France, c'est moment où jamais de doper l’usage de son application mobile qui propose des bons plans shopping sur des marques de mode et de parfumerie cosmétique. Les infos sont rédiger en chinois, le contenu s’adresse spécifiquement aux natifs de l’Empire du Milieu et colle à leurs habitudes de consommation. Chaque jour une vingtaine d’articles plus quelques dossiers de fonds sont mis en ligne avec des recommandations. Des algorithmes prédictifs permettent de proposer les « bons produits aux bonnes personnes ».

Partenariat avec les grands magasins

 

Pour profiter à plein du pic de trafic attendu durant cette période faste, l’application mobile a prévu une série de réductions et de « services VIP » au Printemps Haussmann, Galeries Lafayette et BHV Marais, via des partenariats.


​Pour les enseignes partenaires, c’est un moyen d’accéder à une clientèle friande de mode Made in France.

 

L’appli revendique déjà 200.000 utilisateurs, dont 65 % sont des femmes de 18 à 30 ans.


Un projet autofinancé et incubé par Ionis 361

 

Issu d’un milieu aisé avec des parents cadres supérieurs en entreprise publique, Yangke Sun débarque en France en 2010 profitant d’un programme d’échange entre étudiants ingénieurs.Il intègre ainsi Telecom Bretagne, puis dans le cadre d’Erasmus, va passer une année à l’University College of London (UCL). En 2015, il revient en Franceoù il est embauché chez Criteo comme « data scientist ».

 

mais son rêve depuis tout jeune était de créer son entreprise. « Nous avons travaillé sur le projet pendant plus d’un an les week-ends, avec les deux autres cofondateurs », relate ce natif de Xi’an, une ville du centre de la Chine.

 

Son entreprise vient d’intégrer l’incubateur inter-écoles Iionis 361 à Paris.Un moyen pour le créateur d’améliorer ses connaissances en matière de business development et management à la française. En revanche, il n’a bénéficié d’aucune subvention ou soutien d’investisseurs, tout est autofinancé! En comptant les stagiaires, 10 personnes travaillent pour la start-up qui « commence à gagner de l’argent ».

 

En 2018, le créateur envisage une levée de fonds pour toucher les communautés chinoises d’Allemagne ou du Royaume-Uni. Sceller des partenariats commerciaux avec des marques et des distributeurs de ces pays demandera d’importants moyens. D’ici là, il espère atteindre le million d’utilisateurs en Europe.


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